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Institut Interdisciplinaire de l'Innovation

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Deux livres de Pierre Musso
Posté le 21 septembre 2017

L'entreprise contre l'Etat

Les relations de l’État et de l’Entreprise se métamorphosent. Considérée sur le long terme et d’un point de vue anthropologique, comme une institution, l’Entreprise semble imposer sa vision et sa normativité managériale à l’État. Elle domine l’économie et l’innovation technologique, et étend son emprise dans les domaines culturel et politique.

L’Entreprise pense, l’État dé-pense, pourrait-on résumer.

En France, l’État semble sacralisé, même s’il tend à s’affaiblir, et la grande Entreprise est plutôt l’objet de critiques ou de passions contrastées, alors qu’elle tend à se renforcer à l’échelle mondiale. L’État et l’Entreprise sont producteurs de cultures, de signes, de rites, de symboles, de savoirs et de représentations sociales. D’un côté, l’État a des missions étendues et incarne « l’intérêt général », le service public, la nation ou la justice, de l’autre, l’Entreprise défend l’efficacité, le profit et la production de biens et services. Mais l’entreprise est-elle une institution, une organisation? ou tout simplement l’exercice d’une liberté, celle d’entreprendre?

C’est à ces problématiques que cet ouvrage élaboré dans le cadre des séminaires de l’Institut d’Études Avancées de Nantes, par un collectif de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d’entreprises privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, tente de répondre.

Ouvrage conçu sous la direction de Pierre Musso avec les contributions de Marc Chopplet, Pascal Daloz, Corine Eyraud, Pascal Feillard, Jacques Fournier, Jean-Christophe Gracia, Samuel Jubé, Thibault Le Texier, Romain Laufer, Pierre Musso, Jean Peyrelevade, Baptiste Rappin, Claude Riveline, Jean-Philippe Robé, Alain Supiot, Arnaud Teyssier et Michel Volle.

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La religion industrielle

L’industrie est une vision du monde et pas seulement un phénomène historique. Avant d’être machinisme, elle est une grande machinerie intellectuelle. Nous vivons et nous croyons dans les « Révolutions industrielles » qui se multiplient depuis deux siècles.

Cet ouvrage porte un regard anthropologique et philosophique de l’Occident sur lui-même. Cet Occidental selfie met au jour sa puissante religion industrielle, jamais vue comme telle. L’industrie absorbe tout. Elle fait tenir l’architecture culturelle de l’Occident. Car l’Occident a bien une religion. Il ne s’est produit aucune « sécularisation ». La religion ne peut disparaître : elle se métamorphose. Avec la « Révolution industrielle », un « nouveau christianisme » technoscientifique a été formulé.

Cet ouvrage donne à voir la naissance, dans la matrice chrétienne, d’une religion rationnelle qui est désormais notre croyance universelle. L’esprit industriel s’est emparé du plus grand mystère de l’Occident chrétien, celui de l’Incarnation, et l’a inscrit dans divers grands Corps pour transformer le monde : ceux du Christ, de la Nature, de l’Humanité et de l’Ordinateur.

Pierre Musso explore la généalogie de la religion industrielle et met en évidence trois bifurcations majeures institutionnalisées dans le monastère (xie-xiiie siècles), la manufacture (xviie-xviiie) puis l’usine (xixe), avant de constituer l’entreprise (xxe-xxie). Son élaboration s’est accomplie sur huit siècles pour atteindre son apogée avec la « Révolution managériale », la cybernétique et la numérisation.

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